Le stigmate que l'on s'offre
ces bijoux trop lourds que l'on glisse aux poignet
parés d'une couleur trop sombre, trop dense,
un oeil si noir qu'il ne peut être sondé
je ne devine plus d'autre écho
mais voilà, les reflets de ces ors dont on s'aveugle
n'ont pu cacher la frénésie du métal qui vivrait dans mes mains
si je l'y prenait
si il acceptait de se cacher en pleine lumière
F siffle à tue-tête
admirer ses notes me ferme les yeux
ne rien dire, souvent, tout emporter vers une nuit
généreuse et assez noire pour y cacher les reflets, les notes, les
irisations qui se tissent
sous les paupières closes
hérissées par les heures noires,
embusquées, elles
rodent autour de corps offerts comme des proies consentantes
et qui ne s'endorment qu'avec la certitude douce-acide d'être hantés